Wandre-Wérihet : questions fréquentes

Pourquoi faut-il remblayer le site ?

L'exploitation du charbon dans le sous-sol de la région liégeoise, par défaut de remblayage des veines exploitées, a provoqué l'affaissement des terrains en surface, avec une ampleur qui a atteint localement plus de six mètres. Cette situation a conduit à des désordres importants, bien connus dans la région comme "dégâts miniers", mais a également porté la plaine alluviale à hauteur du niveau d'étiage de la Meuse, la rendant extrêmement sensible aux inondations.

Les inondations de 1925-1926 furent catastrophiques pour les riverains comme pour l'industrie. Des mesures drastiques ont alors dû être prises par les autorités publiques dont, notamment la construction de puissantes digues pour contenir le fleuve.

Depuis sa création en 1928, l'AIDE ( Association Intercommunale pour le Démergement et l’Epuration des communes de la province de Liège ) a mis en place et exploite en région liégeoise un système de protection de la plaine alluviale contre les inondations indirectes de Meuse, dénommé démergement .

Le démergement peut être défini comme étant l’ensemble des moyens mis en place dans le but d’assurer l’évacuation efficace permanente de l’ensemble des eaux qui aboutissent dans la plaine affaissée suite à l’exploitation minière.

De vastes réseaux collectent les eaux, y compris celles d’infiltration de la nappe aquifère dans les caves des immeubles, et les rejettent dans la Meuse, soit de façon naturelle soit via des stations de pompage. Ces stations situées dans les parties les plus affaissées de la plaine fonctionnent de façon permanente.

Le quartier de Wandre fait partie des zones qui ont besoin de ce système de relevage des eaux. Une de ces stations de pompage est située rue Bastin.

Cette station et le réseau d’évacuation de Wandre n’ont pas été dimensionnés pour reprendre les eaux du site dit du Wérihet. En 1950, la Ville de Liège et l’AIDE se sont donc mis d’accord pour que l’urbanisation de cette importante zone vierge soit conditionnée à la réalisation préalable d’un remblai permettant aux eaux de pluie qui y tombent de s’écouler de façon gravitaire (selon une pente naturelle) vers la Meuse. L’objectif est d’éviter de nouvelles installations de démergement, couteuses et particulièrement contradictoires à un développement durable et responsable, sur les zones où elles ne sont pas strictement nécessaires.

Pour plus d’information : http://www.aide.be

 

Qu’est-il prévu en matière de mobilité ?

Un des grands atouts du site est sa localisation , en bordure des autoroutes E25 et E40 et desservie par la sortie n° 5 de Wandre, qui lui offre une excellente accessibilité.

Dès les premières réflexions d’aménagement, il est apparu évident que le futur parc d’activités devait tirer parti de cet atout. Son accès est donc connecté à la bretelle autoroutière existante, reconfigurée et fluidifiée par la création de ronds-points. La mobilité liée au futur parc d’activités ne transite donc pas par les rues existantes du quartier mais est orientée sur l’autoroute.

La rue Wérihet et le pont sous l’autoroute, actuellement utilisés par la société Vangansewinkel, sont conservés et peuvent servir d’accès secondaire. A la demande de la Ville de Visé, un lien a également été prévu à l’extrémité Nord du site, pour offrir un accès complémentaire vers le quartier de Cheratte.

Wandre Wérihet

Une liaison sécurisée réservée aux modes doux (piétons et vélos) traverse le site du Nord au Sud, en se raccordant à plusieurs reprises vers les zones bâties avoisinantes.
 

Qu’en est-il de la pollution du site ?

De façon à cerner précisément les pollutions qui sont présentes dans le sol et le sous-sol, la SPI a commandé une vaste étude d’analyse de sol. Un bureau agréé a été chargé de réaliser les investigations nécessaires conformes au récent Décret-sols édicté par la Wallonie.

Plusieurs campagnes de forages ont eu lieu en 2014 et 2015. Elles permettent de caractériser la qualité des sols, notamment au niveau de l'anciènne gravière localisée dans la partie Sud-ouest du site, qui fut utilisée en tant que décharge dans les années 70.

Les travaux d'aménagement du site du Wérihet devront nécessairement intégrer les résultats de l'étude de sols précitée et mener, si besoin, les travaux d'assainissement nécessaires.