La SPI donne une seconde vie aux sites abandonnés

La réhabilitation de friches fait partie des missions de la SPI, qui veille à une gestion durable et réfléchie des ressources foncières et paysagères de la province de Liège.

2.200. C’est le nombre de friches à réhabiliter ou en cours de réhabilitation sur le territoire wallon. Soit 7.000 hectares de terrains à l’abandon. « Ce sont par exemple des sites industriels désaffectés, des charbonnages, mais aussi des anciens entrepôts voire des bâtiments publics inadaptés ou qui ne servent plus », explique Cédric Swennen, responsable du Pôle « Développement territorial » de la SPI et Directeur de la SORASI.

Depuis plus de 10 ans, la SPI mène une action volontariste afin de donner une seconde vie aux friches situées en province de Liège, en y développant de l’activité économique et/ou du logement. « Cette politique permet de répondre aux demandes formulées par les investisseurs et de trouver une solution à la saturation de nos parcs d’activités économiques », note Françoise Lejeune, Directrice générale de la SPI. « Revaloriser ces chancres, c’est gérer notre territoire avec parcimonie et de manière responsable, pour préparer l’avenir ».

Pieper

Le site Pieper, une ancienne friche

Mais pour réaffecter ces sites, il est souvent nécessaire de les dépolluer au préalable. C’est pour cela que la SPI travaille en partenariat avec les sociétés publiques telles que SPAQuE pour les assainissements importants et la SORASI lorsqu’il s’agit d’accompagner des propriétaires ou investisseurs privés. Des partenariats public-privé ont également permis des reconversions, comme ce fut le cas avec l’entreprise Gehlen pour le site Intermills à Malmedy.

Un des objectifs est également de favoriser le retour de certaines activités économiques à proximité des lieux de vie. « L’enjeu est d’éviter l’étalement des activités en périphérie et de resserrer le lien entre habitat et économie. Ce rapprochement des fonctions induit forcément de meilleures possibilités de mobilité », précise Cédric Swennen.

Dans son approche, la SPI privilégie également la mixité des fonctions. Le Val Benoit, par exemple, est un ancien campus universitaire en cours de réhabilitation qui accueillera des entreprises, des logements et des espaces verts publics. Sur un site abandonné, on recrée ainsi un quartier à part entière, qui vit 24 h/24. Quand les habitants partent travailler, les entreprises fonctionnent, et inversement. « Toutes les réflexions de la SPI vont dans le sens de la recherche du bien commun, soit réconcilier durablement économie et qualité de vie », conclut le Président de la SPI, Claude Klenkenberg.

HDB

HDB à Ensival, un site à réaffecter

La SPI, en partenariat avec SPAQuE et la SORASI, a déjà réhabilité 75 hectares de friches à destination des entreprises sur le territoire de la Province de Liège. De manière non exhaustive, citons quelques projets phares, tels que le site « Espace Phénix » à Flémalle, « Intermills » à Malmédy, « HDB » à Verviers, le charbonnage du Hasard à Cheratte, l’extension du Liege Science Park, etc. 222 hectares, à destination des entreprises (en totalité ou partiellement) sont actuellement en cours d’étude ou de travaux par la SPI et ses partenaires SPAQuE et SORASI.

Filiale de la SPI et de Meusinvest, la SORASI se charge de la rénovation et de l’assainissement de ces sites industriels.

La SPI travaille en partenariat très étroit avec sa filiale. Elle reprend le flambeau une fois l’assainissement terminé et se charge alors de la requalification et de l’équipement des sites dont la destination est économique.