Réhabilitation du Val Benoit : nouvelle étape !

Le Val Benoit dispose désormais d’un Masterplan qui servira de référence à tous les acteurs présents sur le site pour lui donner une nouvelle vie. Bâtiments existants ou futurs, mobilité ou encore espaces verts : il indique les grandes orientations pour les aménagements du site.

Un pas plus loin : les auteurs de projet, l’association Baumans-Deffet/Dirix/BEL/MSA, ont également finalisé les plans du Génie Civil, premier bâtiment qui sera réhabilité par la SPI en vue d’y implanter des activités économiques et d’impulser une nouvelle dynamique à l’ancien campus.

« En juin, lors de la présentation des auteurs de projet, nous vous donnions rendez-vous début 2013 pour la présentation du Masterplan. Et nous avons tenu parole ! Avec même, cerise sur le gâteau, les plans finalisés pour la réhabilitation du bâtiment du Génie Civil, dont le dépôt de demande de permis d’urbanisme interviendra dans les jours qui viennent », annonce fièrement Julien Mestrez, Président de la SPI. De quoi donner le véritable coup d’envoi à la requalification de ce site liégeois emblématique, situé en entrée de ville et à deux pas de la gare des Guillemins.

Concrètement, le Masterplan définit les grandes orientations de développement du Val Benoit, tant au niveau de la réhabilitation des anciens bâtiments universitaires dont l’architecture moderniste sera préservée, que des nouvelles constructions qui permettront une utilisation optimale du site, tout en gardant de larges espaces verts. « Il s’agit en quelque sorte d’une partition composée par la SPI et les auteurs de projet, en vue de permettre aux les organismes présents sur le site de jouer la même mélodie pour garantir un développement harmonieux de l’ensemble du site », explique Françoise Lejeune, directrice générale de la SPI.

Le Masterplan définit également la mobilité sur le site, avec une priorité forte donnée aux modes de transports « doux » en intérieur d’îlot et des connexions fortes avec les transports en commun, dont le futur tram qui passera à proximité immédiate. Les voiries de dessertes pour les véhicules motorisés, permettant d’accéder aux différents bâtiments, restent en périphérie, tout comme les parkings, et seule une voirie pénètre réellement dans le site. « En venant de la place Leman, après le tunnel sous le chemin de fer, nous avons voulu créer une porte d’entrée largement verdurée, ce qui permet également de découvrir et de mettre en valeur l’ancienne abbaye, témoin de l’histoire du site », souligne Arlette Baumans, du bureau Baumans-Deffet.

La SPI a l’ambition de créer un véritable « morceau de ville », ainsi qu’un lieu où il fait bon vivre. « Mixité de fonctions et parc urbain sont les fondements de la composition du Masterplan et de l'identité nouvelle du Val Benoît. C’était un campus, monde unique et singulier. Il doit devenir un monde complexe et pluriel » ajoute encore Arlette Baumans. On trouvera ainsi, à terme, des activités économiques sur quelque 30 000m2, des logements pour près de 33 000 m2, mais aussi quelques commerces de proximité, des espaces verts et de détente accessibles à tous. Cette dynamique liée à la mixité est d’ailleurs déjà entamée grâce à la présence du Forem et de la section Théâtre et Arts de la Parole du Conservatoire Royal de Liège. Les fonctions culturelles pourraient également être étendues dans l’ancienne centrale thermoélectrique, alors que l’implantation d’un pôle d’enseignement dans le bâtiment de Mécanique est à l’étude. L’IILE envisage quant à elle l’implantation d’un poste avancé des pompiers côté Meuse.

Les partenariats au coeur du projet

Pour mener à bien un tel projet, la SPI a tenu à travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs présents sur le site, ainsi qu’avec les riverains, les responsables de l’urbanisme, du tram, du SPW, etc. « En tout, pas moins de 40 personnes participaient aux réunions du comité d’accompagnement. Et c’est en écoutant, réunissant et intégrant les avis de chacun que nous avons pu arriver à ce résultat. Pour ce dossier, la SPI mobilise également une large équipe où se mêlent les ingénieurs et architectes, mais aussi les commerciaux, juristes et spécialistes en communication », relève Fabienne Hennequin, à la tête de l’équipe projet qui gère le dossier au sein de la SPI.

L’implication de la Wallonie dans ce dossier est également à souligner, grâce notamment à un important soutien financier : 10 millions d’euros ont été débloqués dans le cadre des dossiers SAR du Plan Marshall 2.Vert, via le Ministre de l’Aménagement du territoire Philippe Henry, auxquels il faut ajouter 6,5 millions d’euros de droits de tirage Sogepa et 11 millions d’euros pour les travaux d’équipement, via le Ministre de l’Economie Jean-Claude Marcourt. « Au-delà des chiffres, nous tenons également à souligner l’engagement des services concernés pour trouver des solutions originales permettant de faire aboutir ce projet hors normes. Car ici, nous développons quelque chose de tout à fait unique : un parc d’activités économiques vertical où, au lieu de routes, ce sont par exemple des couloirs, des ascenseurs et des cages d’escalier qu’il faut financer », ajoute également Françoise Lejeune.

Grâce à ces solutions innovantes, le site sera une alternative aux parcs d’activités économiques de périphérie. Un chiffre très éclairant aide à mieux se rendre compte de l’importance d’une plus grande densité d’occupation du sol : à terme, grâce à une implantation « verticale » en « appartements d’entreprises », les 35 000m² qui seront dédiés à l’activité économique au Val-Benoît permettront à la SPI « d’économiser » l’équivalent de plus d’une vingtaine d’hectares de terrains dans un parc classique.

Le Génie Civil, mariage du patrimoine et des performances énergétiques

« Réussir à rénover un bâtiment ancien et le rendre très performant au niveau énergétique est un défi particulièrement complexe. Grâce au travail des auteurs de projet et des équipes de la SPI qui ont trouvé des solutions innovantes, le pari a été tenu dans des délais extrèmement courts. Ce qui nous permet de déposer dès aujourd’hui les demandes de permis pour la réhabilitation du bâtiment du Génie Civil », se réjouit Françoise Lejeune. Le marché de travaux sera également attribué en cours d’année, et les travaux débuteront fin 2013 avec pour objectif de permettre l’installation des premières entreprises en 2015.

De son côté, l’architecte Bernard Deffet souligne l’important travail réalisé pour transformer l’ancien bâtiment universitaire en vaste lieu d’accueil pour des entreprises, sous forme de bureaux et de plateaux modulables destiné à des entreprises de production légère (laboratoires, petits assemblages, etc.) : « Le Génie Civil a un énorme potentiel grâce aux grands plateaux dont il est constitué. Notre travail a consisté à réorganiser les espaces, à mieux profiter de la lumière dans les différentes ailes en dégageant la cour intérieure et en y installant une passerelle qui organise la circulation dans le bâtiment. Plusieurs annexes seront détruites afin de rendre au bâtiment son aspect originel et le traitement des façades a également retenu toute notre attention. Nous avons voulu respecter pleinement l’architecture moderniste de l’édifice, tout en lui assurant des performances énergétiques de haut vol, notamment grâce au placement de triple vitrage et de châssis hautes performances sur les 4500 m² de baies vitrées ».

Au-delà des aspects techniques et patrimoniaux, la réhabilitation du Génie Civil a une dimension plus large : « Avec la rénovation complète de ce bâtiment, la SPI joue son rôle d’opérateur public, en donnant l’exemple et en lançant très concrètement la dynamique de reconversion de l’ensemble du site. Celle-ci se fera en collaboration avec les partenaires déjà présents, mais c’est aussi par ce type d’action que d’autres opérateurs, privés notamment, pourront nous rejoindre par la suite. Car l’aventure du Val Benoit ne fait que commencer  et nous sommes déterminés à poursuivre notre action pour garantir une nouvelle vie longue et fructueuse à ce site liégeois emblématique », conclut Julien Mestrez.

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