Hauts-Sarts : dialogue avec les riverains pour l’extension

Zones tampons de grande taille, aménagements routiers permettant d’améliorer la mobilité sur l’ensemble des Hauts-Sarts et d’éviter le transit dans les villages : voici quelques-unes des caractéristiques visant à l’intégration optimale de l’extension prévue sur la commune d’Oupeye.

Le dialogue avec les riverains fait également partie des pratiques mises en place pour tous les nouveaux parcs développés par la SPI.  Une première rencontre a eu lieu ce 5 février à Oupeye.

Ce mardi 5 février, la SPI a organisé à Oupeye la première réunion d’information préalable des riverains, dans le cadre du projet d’extension des Hauts-Sarts 4. « Cela fait partie des procédures, mais au-delà de cela, nous voulons placer la concertation avec les riverains au centre de nos préoccupations afin de réaliser un développement économique harmonieux de notre territoire. Nous présentons donc aux habitants notre avant-projet afin de recueillir leurs remarques et d’intégrer les demandes raisonnables au projet final qui fera l’objet de la demande de permis », explique Julien Mestrez, Président de la SPI.

Idéalement situé à proximité immédiate de la dorsale wallonne et des axes autoroutiers menant vers Anvers, Bruxelles, les Pays-Bas et l’Allemagne, le Parc d’Activités des Hauts-Sarts actuel (450ha, 325 entreprises et près de 9000 emplois) est arrivé à saturation. Le besoin de nouveaux terrains est donc criant pour permettre l’implantation de nouvelles entreprises ou le développement de structures existantes, avec les créations d’emplois qui y sont liées. La Wallonie, par l’intermédiaire du Ministre de l’Economie Jean-Claude Marcourt, a débloqué une enveloppe de 15 millions d’euros pour la réalisation de l’équipement de l’extension de 60ha, à laquelle s’ajoutent 15 autres millions pour les aménagements routiers permettant à la fois de gérer le trafic lié au parc existant et à son extension, mais aussi d’améliorer la mobilité pour l’ensemble des riverains du projet.

Une volonté d’intégration optimale

« Aujourd’hui, nous ne discutons plus de l’opportunité ou non de réaliser cette extension. Depuis mai 2010, les modifications au plan de secteur sont acquises et sont le fruit des échanges avec les riverains. Mais nous n’allons pas y aller à la hussarde pour autant, que du contraire ! Nous voulons discuter avec les riverains et leur expliquer que nous avons mis en place toute une série de dispositifs, notamment en matière de zones tampons et d’aménagements routiers, afin d’optimiser l’intégration de l’extension à son environnement. Mieux, je pense que nous pouvons même dire qu’il s’agira d’une amélioration pour de nombreux habitants, tant au niveau visuel que de la mobilité », insiste Julien Mestrez, Président de la SPI.

Sur les 60ha prévus pour l’extension, pas moins de 10 seront consacrés à une vaste zone tampon qui encerclera le parc. Celle-ci sera parcourue par des cheminements réservés aux modes doux et comportera par endroits des zones de détente. Les bassins d’orage seront également aménagés à la manière de petits étangs. « On le voit, on ne conçoit plus les Parcs aujourd’hui comme dans les années 60’, lorsque la première partie des Hauts-Sarts a été réalisée. En plus de cette grande zone tampon, qui occupe plus de 15% de la surface totale du parc, nous veillerons à ce que les entreprises les plus petites, et qui occasionnent le moins de nuisances, soient celles situées près des habitations, alors que les plus grandes seront plus éloignées », explique Françoise Lejeune, Directrice Générale de la SPI.

Du côté des aménagements routiers, deux grands volets sont au programme. Au niveau de l’extension proprement dite, les aménagements ont pour but d’éviter tout trafic en provenance du parc pour les villages et quartier environnants. Les connexions avec le Parc existant veilleront à garantir un trafic fluide en permanence. Toujours dans cette optique, un deuxième grand volet d’aménagement concernera l’accès aux axes autoroutiers. Quatre réalisations sont prévues : création d’un nouvel échangeur sur l’A601, réalisation d’une voirie de contournement, aménagement d’une bretelle entre l’E313 et l’A601 et d’une autre entre l’E40 et l’A601. Des aménagements seront également réalisés par le SPW (DGO1) afin d’améliorer la fluidité du trafic au niveau de l’échangeur n°34 sur la E40.

Des aménagements prioritaires, avec ou sans Delhaize

Le calendrier prévoit que l’enquête publique relative au dossier d’expropriation et de reconnaissance de zone se déroule jusqu’au 1er mars à Oupeye et jusqu’au 4 mars à Herstal (où une séance d’information est organisée le 7 février). Parallèlement, l’étude d’incidence environnementale sera réalisée pour compléter la demande de permis d’urbanisme en intégrant les remarques des riverains. Cette demande de permis sera une nouvelle fois soumise à enquête publique. Les travaux s’étaleront sur l’année 2014 et la première vente de terrain pourrait avoir lieu en 2015.  A terme, les Hauts-Sarts 4 pourraient accueillir un millier de nouveaux emplois. « Cette extension est particulièrement importante dans le contexte actuel et nous insistons sur le caractère prioritaire de sa réalisation, avec ou sans la venue de Delhaize, dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. Car si nous nous réjouissions de l’annonce de l’arrivée d’un tel acteur sur le site avant même le début des travaux, le fait qu’il ne poursuive pas son projet n’entame pas notre optimisme quant aux ventes : ne fut-ce que par sa position stratégique, nous ne doutons pas un seul instant que d’autres entreprises comparables s’implanteront sur la zone et que les investissements, y compris autoroutiers, ont toute leur pertinence », conclut Françoise Lejeune.

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