Héron : début de chantier pour le Bâtiment Relais durable

Les travaux du futur bâtiment relais durable de Héron débuteront le 7 janvier prochain. D’ici fin 2013, il pourra accueillir une PME dans 240m² de bureaux et espace de stockage dernier cri.

Cet investissement de 550.000€, réalisé par la SPI avec l’aide des subsides de la Wallonie, est un élément supplémentaire qui illustre la volonté de réconcilier milieu rural et activité économique.

Situé rue Chavée à Couthuin, le chantier du futur Bâtiment Relais de Héron débutera dès le 7 janvier. Les travaux de cette nouvelle construction, conçue par les architectes Thibaut Brogneaux et Michel Prégardien, ont été confiés à l’entreprise Chêne. « D’ici la fin de l’année 2013, tout sera terminé et l’infrastructure pourra accueillir son premier locataire. Comme dans tous nos bâtiments relais, il pourra rester de 3 à 5 ans, puisque le but est clairement d’aider de jeunes PME à prendre leur envol dans de bonnes conditions, en étant débarrassées de la contrainte des briques », explique Françoise Lejeune, Directrice Générale de la SPI.

La conception de ce bâtiment comprenant 165m² de bureaux et 75m² d’espace de stockage a, dès le départ, pris en compte la volonté d’en faire un « modèle » durable. Le bureau Matriciel, spécialisé dans les techniques durables, a été consulté dès le début du projet, ce qui se traduit par plusieurs spécificités : on pense évidemment à une excellente isolation pour assurer de très bonnes performances énergétiques (basse énergie), mais on y trouve également une conception globale bioclimatique (orientation des bureaux au Nord pour éviter la surchauffe, protection solaire des baies orientées Sud, etc), un chauffage par pompe à chaleur, une ventilation double-flux, des matériaux durables (bois labellisé FSC, utilisation de granulats recyclés), une gestion attentive du cycle de l’eau (récupération des eaux de pluie, limitation des surfaces imperméabilisées, etc), ou encore des abords aménagés de façon à favoriser la biodiversité (graminées, essences indigènes, arbres mellifères). Tout a également été fait pour que des panneaux solaires photovoltaïques puissent être installés très facilement dans une phase ultérieure.

Retour de l’activité  en milieu rural

« Ce bâtiment, comme celui d’Awans, montre comment nous concevons un bâtiment industriel d’aujourd’hui et l’esprit dans lequel la SPI construit désormais. Mais construire durable, ce n’est pas que penser à l’énergie ou à la gestion de l’eau ! C’est aussi et avant tout réfléchir à l’endroit où nous localisons nos bâtiments », insiste Julien Mestrez, Président de la SPI. La SPI entend en effet placer la bonne activité économique à la meilleure place. Toutes les entreprises n’ont pas pour vocation d’aller dans de grands parcs d’activités classiques, dont les parcelles doivent être réservées à de plus grandes entités industrielles qui utilisent réellement les infrastructures mises à leur disposition et pour lesquelles l’éloignement des zones d’habitat fait sens. « Avec ce type d’investissement qui se veut parfaitement intégré au bâti existant, nous créons les conditions pour que de petites entreprises, non polluantes et qui ne génèrent pas de nuisances, puissent exercer leur activité dans des zones rurales trop souvent réduites au seul statut de cités dortoirs », ajoute Julien Mestrez.

Le bourgmestre de Héron, Eric Hautphenne, est sur la même longueur d’ondes : « notre commune est située à un endroit stratégique, le long de la E42 entre Namur et Liège, mais aussi pas très loin de Bruxelles. Pourtant, la commune ne compte pas beaucoup d’entreprises. Des actions comme celle-ci sont de nature à changer la donne, d’autant que nous espérons pouvoir développer également un Parc d’activités sur notre territoire, avec la SPI, dans la continuité de la Zone de Petit Waret située en province de Namur. Nous pensons qu’il est important de permettre aux habitants de la région de trouver du travail près de chez eux. Et nous sommes persuadés que notre commune a du potentiel ».

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