Strée-Modave : un îlot pour faire rimer activité économique et ruralité

L’îlot d’entreprises de Strée-Modave est le premier du genre sur l’arrondissement de Huy-Waremme. Son but : créer un cadre favorable à la venue d’entreprises à proximité du village.

1 million d’euros ont été investis pour aménager ce « mini-parc » de 4,6 ha parfaitement intégré au tissu rural.

La SPI est pionnière dans la création d’ « îlot d’entreprises », un concept qui se définit comme étant  une zone d'activités économiques englobée dans un quartier d'habitat rural ou urbain. Par rapport à un parc d’activité classique, il s’agit d’une zone de superficie limitée, intégrée au tissu urbain ou rural et destinée à l’implantation d’entreprises de petite taille à vocation locale.  La compatibilité des activités avec l’environnement et leur intégration au bâti voisin font également l’objet de toutes les attentions.

« Il y a un moment que nous avons perçu la nécessité d’offrir des lieux alternatifs pour les travailleurs, explique Julien Mestrez, Président de la SPI. Avec la raréfaction des terrains destinés à de l’activité économique, il faut offrir des solutions innovantes. Pendant plusieurs années, les entreprises ont été systématiquement poussées en périphérie, loin des lieux de vie des travailleurs. Aujourd’hui, avec la hausse du prix des carburants et le désir légitime de se déplacer de manière plus responsable, ces grands parcs périphériques accessibles presque exclusivement en voiture ne sont plus la destination obligatoire de toutes les entreprises. Certaines activités peuvent s’offrir le luxe de se mettre au vert ».

En finir avec les villages dortoirs

Le premier ilôt d’entreprises a été réalisé par la SPI à Comblain-au-Pont, à la fin des années 90. D’autres réalisations ont suivi en milieu rural, comme à Olne ou Dalhem, ainsi qu’en milieu urbain, à l’image du site Pieper ou des futurs îlots de Retinne et Verviers (Intervapeur et Couvalles). Le but est de favoriser la venue de certaines activités économiques à proximité immédiate des zones d’habitat. Et, in fine, de préserver leur attractivité en évitant qu’elles ne soient plus que des « cités dortoirs ». Pour Jules Lambrette, bourgmestre de Modave, « il est déjà certain que le développement économique et le dynamisme commercial en seront positivement impactés. De petites entreprises artisanales, non polluantes, trouveront ici un lieu idéal où s’installer. Des emplois locaux pourront aussi être créés. Ce sont là des apports inestimables, à une époque où la crise fait des ravages, où les villages et les campagnes se vident le temps de la journée de travail ».

Concertation et respect de l’environnement, clés de la réussite

Implanter un îlot d’entreprises dans une zone rurale implique de nombreuses obligations pour qu’il s’intègre de manière harmonieuse à son environnement. « Les procédures sont parfois longues, et il faut compter plusieurs années entre l’idée du projet et sa concrétisation. Mais cela permet également de placer la concertation au premier plan, à commencer par celle avec les riverains qui ont été impliqués à différentes phases du projet », souligne Julien Mestrez.

Les aspect environnementaux sont aussi au centre des préoccupations, que ce soit dans le parc lui-même pour la distribution des parcelles suivant la taille et l’activité des entreprises, ou au niveau des abords avec des zones tampon arborées d’essences locales, des bassins d’orage voués à être recolonisés par la nature, sans oublier la création de cheminements piétons.

Toujours dans le but de faciliter l’intégration à l’environnement local, et plus spécifiquement au bâti, une charte urbanistique est également prévue afin de cadrer au maximum les futures constructions, tant au niveau de la forme des bâtiments, que des matériaux utilisés et des techniques. « Un point particulièrement important quand on se trouve dans un village qui abrite un des plus beaux châteaux de Wallonie. Nous espérons d’ailleurs que, toutes proportions gardées, Modave sera également bientôt connu pour son îlot d’entreprises et que cette réalisation donnera des idées à d’autres communes rurales », conclut Julien Mestrez.

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