Du jetable au durable pour diversifier ou repenser vos produits

Le constat est sans appel, notre système économique actuel consistant à extraire, fabriquer, consommer pour ensuite jeter n’est plus viable sur le long terme. En effet, les matières premières se font de plus en plus rares. Nos modes de fabrication, de production et de consommation mobilisent trop de ressources naturelles et impliquent trop de déchets. Ces derniers impactent directement l’empreinte énergétique, écologique et environnementale de notre planète. Face à ce constat, un nouveau système économique se développe : l’économie circulaire.

Le principe est simple : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… »

 

Stop à l’économie linéaire

Sur la terre, nous générons plus de 4 milliards de tonnes de déchets par an. Au fil des années, ce chiffre ne cesse de progresser et pourrait augmenter de plus de 40% d’ici 2020.

De plus, les crises économiques et sociales, l’accroissement démographique et l’urbanisation rapide fragilisent notre système économique. En effet, nous consommons plus de ressources que ce que la terre ne peut en produire. Face à ce véritable fléau, l’économie circulaire prend tout son sens.

Les fondateurs du modèle circulaire se sont basés sur une approche prenant la nature comme exemple (biométrique). En effet, la nature ne connaît pas de déchets. Dans le cycle naturel, les déchets d’une espèce constituent la nourriture d’une autre. L’énergie est naturelle, elle provient du soleil. Les organismes se développent, meurent et les nutriments retournent à la terre.

L’économie circulaire nous invite donc à repenser la conception de nos produits, leurs composants et leurs emballages. Cette nouvelle tendance va au-delà du simple recyclage. L’économie circulaire repose sur le concept de la circulation des matières premières non dégradables afin qu’aucune de nos ressources ne soit perdue. Ainsi, les métaux, les polymères et les alliages, créés de façon à ce qu’ils conservent leur qualité, pourraient au fil de leur vie être utilisés dans différents produits, objets. Les déchets des uns deviendraient les matières premières des autres. Les produits d’aujourd’hui seraient les matières de demain.

 

De nouvelles opportunités de marchés

Le concept va plus loin en proposant comme solution la révision de notre conception de la propriété. Concrètement, à la place d’acheter un bien, celui-ci serait loué au fabricant. Nous n’achèterions donc plus des produits mais bien des services. Ce système permettrait aux acheteurs de remettre aisément le produit usagé au fabricant. Ce dernier pourrait réutiliser les matériaux techniques et valoriser les composants biologiques dans l’agriculture. Les fabricants conserveraient par conséquent les matières premières de leurs produits qui se font de plus en plus rares, de plus en plus onéreuses et pourraient fabriquer de nouveaux produits.

Si l’on ajoute à cette théorie l’usage d’énergie naturelle et renouvelable, nous aurions un système économique prospère et durable.

 

De plus en plus d’acteurs optent pour l’économie circulaire

Dans le monde, de plus en plus d’entreprises amorcent une transition vers une économie circulaire. Cette dernière offre de nombreuses perspectives positives et opportunités de marché.

Elle ne repose pas sur un fabriquant, un produit particulier mais bien sur un réseau d’entreprises interconnectées formant une structure.

Concrètement, au sein d’un parc d’activités économiques, on pourrait imaginer une gestion raisonnée des matières premières et des déchets entre entreprises voisines. Cette solution permettrait de créer un véritable écosystème industriel où chaque entreprise se nourrirait des rejets de l’autre. Par exemple, une brasserie pourrait valoriser ses résidus d’orge dans la production de biogaz qui permettrait d’alimenter en énergie de chauffage de centaines de foyers.

Aujourd’hui, l’économie circulaire touche de plus en plus d’industries chimiques, automobiles, électroniques et technologiques.

 

Et en Wallonie ?

La Wallonie encourage les entreprises à innover afin de mettre les principes de l’économie circulaire en application au sein de leurs activités. C’est dans cette dynamique que le programme NEXT a vu le jour sous l’impulsion du Ministre de l’économie, Jean-Claude Marcourt.

 

Pour en savoir plus

 

NEXT : le programme de reconversion de l’économie wallonne

A côté des 6 pôles de compétitivité mis en place par le Gouvernement, le Ministre de l’Economie, Jean-Claude Marcourt a mis l’accent sur une priorité complémentaire : la gestion efficace des ressources.

C’est en 2012-2013 que le programme NEXT a vu le jour, permettant à la Wallonie de s’inscrire dans l’économie circulaire.

Ce programme repose sur 3 piliers bien distincts :

  • L’industrie dont les objectifs reposent sur la création de projets de croissance ainsi que la création d’activités et d’emplois couvrant les domaines de l’économie circulaire (matières premières, substitution, recyclage, réutilisation, circular design, nouveaux modèles économiques…)
  • L’enseignement au sein duquel NEXT propose des actions concrètes afin de préparer et de former les étudiants de demain à l’économie circulaire.
  • Le réseau international dans lequel s’inscrit NEXT notamment via ses contacts privilégiés avec la fondation Ellen MacArthur (fondation qui soutient l’économie circulaire à travers le monde).

 

Pour de plus amples informations :

Christel Evrard

Rue Kefer 2 - 5100 Namur

Tel +32 (81) 23 41 11 - Fax +32 (81) 23 41 22

E-mail: info@next-wallonia.be