La technologie ne remplace pas l’être humain, elle fait émerger les métiers de demain

Aujourd’hui, le monde industriel évolue et s’automatise : processus de production digitalisé, robotique, production modulaire, …

Les entreprises s’inscrivent clairement dans l’ère numérique. La durabilié et les  économies d’énergies participent largement à leurs préoccupations. Toutes ces mutations font émerger de nouveaux besoins, des expertises et compétences adaptées.

Quels seront ces métiers de demain ?

Les évolutions démographiques, sociologiques, économiques, technologiques et réglementaires donnent naissance à de nouvelles fonctions et qualifications. Ces différents changements influencent directement les processus de fabrication des produits et services ainsi que leurs modes livraisons.

À côté de ces nouveaux métiers, certaines professions évoluent et d’autres font l’objet d’une demande sans cesse grandissante de la part des entreprises.

« Les cols gris » : les techniciens de demain

Notre pays tend à harmoniser les statuts des ouvriers et des employés et d’effacer peu à peu les frontières entre les travailleurs dits manuels et les travailleurs dits intellectuels au sein des entreprises. À côté de ce constat, de nouveaux profils voient le jour au sein des industries. Parmi ceux-ci : les « techniciens de la connaissance » également appelés « les cols gris ». Les évolutions industrielles ont engendré ces nouvelles fonctions, ces nouveaux profils. Les « cols gris » ne sont plus uniquement des techniciens. Ils disposent, à côté de leurs compétences techniques, de compétences commerciales et managériales.

Le « col gris », c’est par exemple l’électromécanicien dans le secteur de la production.  Son rôle de technicien ne se limite plus aujourd’hui à la simple maintenance des machines. Il doit également effectuer leur programmation en fonction des contraintes de gestion, de coût, de planification,… De ce fait, il acquiert, au fil de l’expérience, des compétences, lui permettant de devenir, par exemple, chef d’équipe.

Au niveau des services, l’exemple type du « col gris » peut être le technicien qui s’occupe de la maintenance énergétique des bâtiments. Il doit à la fois maîtriser les techniques de climatisation, mais également disposer d’une bonne capacité à dialoguer avec le client afin de comprendre ses besoins et de s’y adapter. C’est peut-être le facility manager de demain.

Des talents rares

Force est de constater qu’aujourd’hui, les techniciens sont des talents très recherchés et donc difficiles à recruter. En effet, les filières d’enseignement technique sont peut-être moins prisées qu’avant par les étudiants. Par conséquent, il y a moins de personnes qualifiées disponibles sur le marché de l’emploi.

À côté de ce phénomène, les entreprises demandent aux techniciens qu’ils disposent de compétences techniques, commerciales, managériales,… Ces « oiseaux » se font donc encore plus rares !

Dans un avenir proche, tout porte à croire que ces profils seront fortement recherchés par les entreprises. Les « col gris » vont donc prendre une place importante sur le marché.

Afin de remédier à cette pénurie (actuelle et à venir), diverses entreprises ont mis sur pied des formations spécifiques pour former les profils techniques de demain.

Un secteur en pleine croissance : les nouvelles technologies

À côté des « cols gris », les métiers liés aux nouvelles technologies se diversifient : community manager, e-commerce manager, spécialiste de la cybersécurité, développeur d’applications mobiles, data scientist, consultant Green IT…

Aujourd’hui, plus que jamais, la technologie est créatrice d’emplois et fait partie des moteurs de la croissance économique.

Les métiers d’avenir en Wallonie

En septembre 2013, le Forem présentait les résultats d’une enquête menée sur les « métiers d’avenir pour la Wallonie ». Cette étude sectorielle a pris en considération trois grandes catégories :

  • Les nouveaux métiers : nettoyeur de panneaux solaires, pharmaco-économiste, entrepreneur en rénovation énergétique,…
  • Les métiers dont les contenus évoluent : responsable logistique, développeur web, e-marketeur, technicien MDA, responsable qualité,…
  • Les métiers avec potentiel de croissance de l’emploi : développeur informatique, conseiller en emploi et insertion professionnelle, « risk manager » dans le secteur bancaire, médiateur hospitalier,…

Cette étude permet tant aux acteurs de l’emploi qu’à ceux de la formation d’appréhender les besoins futurs des entreprises et d’adapter leurs offres et leurs services. Selon Marie-Kristine Vanbockestal, administratrice générale du Forem : « Les pénuries, c’est une chose, mais il faut regarder vers l’avenir».

Les évolutions technologiques liées aux nouveaux matériaux, nouvelles énergies, équipements de production et les modes de travail marquent incontestablement les métiers de demain.

Pour de plus amples informations 

Forem : Métiers d’avenir - états des lieux sectoriels et propositions de futurs - Recueil prospectif 

http://www.leforem.be/wcs/ExtBlobServer/20132409_Brochure+MAV_BD_blobcol=urlvalue&blobtable=DocPar_Mungo&blobkey=id&blobheadername1=Content-Type&blobwhere=1378887329773&blobheadervalue1=application-pdf.pdf